Peter Hermann | Saison 3 The Night Shift | Advertising Information

Hémisphère Mort

169 pages de Joseph Périgot
Hémisphère Mort Joseph Périgot
Synopsis

"Le fond de l'esprit est délire, hasard, indifférence." (Gilles Deleuze).
Cette citation en exergue donne le vertige, car nous vivons au quotidien dans un « système humain » fait d’attachements et d’échanges qui nous protègent du néant.

Victime d’une chute et d’une fracture du crâne après une trahison amoureuse, Thomas est sorti de ce « système ». Il est devenu dans l’incapacité d’aimer et d’être aimé. Pour lui, "le senti ment", comme l’a dit Lacan.

Mais quand deux êtres atteints de cette même infirmité se rencontrent, deviennent complices, puis fraternels, on peut penser – on a envie de penser – que l’amour les guette...

488 lectures depuis la publication le 06 Juin 2018

Les statistiques du livre

  46 Classement
  487 Lectures
  +14 Progression
  5 / 5 Notation
  13 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

7 commentaires , 4 notes Ajouter un commentaire
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@Berthe
Merci, Berthe. Vous êtes très pertinente. J'en suis très troublé...

Publié le 24 Juin 2018
5
Très fort . On sent bien que vous avez tant écrit que vous allez à l’essentiel , des mots , des idées . Pas de superflu. C’est lent . C’est bien . Assez iconoclaste.Avec un casting rare , inattendu,des caractères qui peut-être existent mais qu’on ne rencontre pas . déroutant , jusqu’à la fin.
Publié le 20 Juin 2018

@Mokkedem
Moi aussi, j'aime le beau, le vrai et l'interdit. Tout ça va bien ensemble et échappe à ceux qui sont englués, les pauvres, dans l'abrutissement sciemment organisé par les dégénérés qui nous gouvernent. Heureusement, il y a la littérature !

Publié le 15 Juin 2018

@Rina Garuglieri
Vous avez raison pour les deux hémisphères ! Les neurologues estiment même que les intestins sont un deuxième cerveau plus important que le premier ! J'ai bien essayé d'autres titres pour ce texte ("Pas bouger", "Mal attaché"...), mais je n'ai pas pu me défaire de "Hémisphère mort" qui s'est imposé dès le début. J'ai fini par comprendre vaguement pourquoi : le mot "hémisphère" renvoie aussi à la demi-planète, nord et sud, et mon personnage a "un pied dans le vide", dans un hémisphère mort... Bref, ça n'est pas très clair, je l'avoue... Merci pour votre note, Rina. Des romans inédits, j'en ai deux autres, que je vais installer un jour ou l'autre sur mBS.

Publié le 15 Juin 2018
5
Monsieur Périgot, mes félicitations pour le style, pour l'histoire par laquelle vous vous êtes laissé inspirer, pour...non sans plus, les compliments suffisent. Vos personnages se font aimer, malgré vous, ça doit vous rendre jaloux. J'ajoute simplement, pour vous punir, que les neurologues d'aujourd'hui affirment que nous ne faisons pas travailler nos hémisphères séparément, les fonctions se localisent en plusieurs zone du cerveau contemporainement....Donc si une zone du senti ment par mal fonctionnement, le relais est pris par une autre qui compense le manque, pour que continue à agir le sentiment! Malgré tout, s'il vous vient encore l'envie d'écrire, faites moi savoir, je vous relirai volontiers!
Publié le 15 Juin 2018

@Pantinois
Vous avez raison, Pantinois, ce livre est lent. La lenteur s'est imposée à la voix d'un "homme à moitié", contraint à la prudence dans un monde plein de menaces. D'un livre à l'autre, le style est infléchi par le sujet – spontanément, ce n'est pas le produit d'une recherche. J'ai écrit un roman ("Le Bruit du fleuve") avec des phrases courtes, souvent sans verbe, d'un style "essoufflé", qui, précisément, mettait en scène un vieux chauffeur de taxi hypocondriaque, toujours au bord de l'insuffisance respiratoire... Merci d'avoir lu et commenté "Hémisphère mort".

Publié le 14 Juin 2018

@Gilles Prével
Merci pour votre note. Ça remet de l'encre dans le stylo ! J'ai longtemps tourné autour de "myBestSeller". Le nom me déplaisait : commercial, démagogique et, au fond, ridicule, l'auteur sérieux n'écrit pas pour produire un "best seller". J'y suis venu avec des pincettes et... je regrette d'avoir tant tardé ! C'est un lieu de vie sociale pour nos textes solitaires. Qu'est-ce qu'on demande de plus ?

Publié le 14 Juin 2018

Ce livre est lent, langoureux, tout le contraire du fameux "page turner" qu'on nous inflige souvent. C'est pourquoi il faut lire ce livre. Le style vaut plus que l'histoire. Je dirais même qu'il la supplante. Si bien que dans certaines pages cette langueur m'a, parfois, ennuyé. J'ai lu en plusieurs morceaux : un, deux chapitres par jour. Je ne serais pas aussi catégorique que Gilles Prével ou Lamish. Ça m'a fait penser à certains films où il ne se passe rien mais on reste scotché devant l'image. Je le répète, le style supplante l'histoire… mais après tout, c'est cela aussi (et peut-être avant tout) la littérature. Dans ce monde du livre, de l'édition, il est osé de ne pas tomber dans ce "page-tuner".
L'écriture, quelques fois, est un petit peu surannée : j'entends par là que ce livre aurait pu être écrit il y a trente ou quarante ans, avec des expressions que je n'ai pas entendu depuis très longtemps : tu es propre comme un sou neuf ou c'est le petit Jésus en culotte de velours.
Tout cela pour dire que, à mon avis, ou bien on est accroché (notamment par le style) ou bien certains lecteurs fuiront. Moi, j'en ai pris une petite dose chaque jour comme on prend son sirop : c'est du médicament et en même temps c'est sucré, c'est doux et on pourrait en abuser.
Cordialement

Publié le 14 Juin 2018
5
Admirablement bien écrit. Une plume maitrisée, précise et pourtant si humble. L'un des meilleurs livres qu'il m'ait été donné de lire sur mBS, si ce n'est le meilleur. Votre sens du détail m'a scotché. Un immense bravo monsieur Périgot. Il me tarde de vous relire très prochainement.
Publié le 12 Juin 2018

@lamish
Michèle, j’ai lu votre « note » nocturne comme on boit du petit lait. J’ai l’impression d’avoir été intimement compris, ce qui est tout de même assez rare, dans la vie
.
Ce roman a traîné dans ma tête pendant une vingtaine d’années, allez savoir pourquoi ! Les surprises les plus surprenantes – pas forcément les plus belles – sont celles qu’on se fait à soi-même. « Hémisphère mort » est un autre moi-même étranger à moi-même. Nous sommes tous des êtres clivés ; pas étonnant que nous marchions de guingois.

Vous êtes la première personne (même en dehors de mybestseller) à avoir mis des mots sur ce que peut provoquer mon texte. J’aimerais vous l’offrir dans la « version- papier » qui est en préparation. Envoyez-moi votre adresse postale par mail à [email protected]

Je suis très curieux de lire ce que vous écrivez vous-même. À bientôt. Joseph P.

Publié le 11 Juin 2018
5
Il est deux heures du matin, et je viens de lire le mot "Fin". C'est encore toute embrumée que je ne résiste pas au plaisir de vous commenter, particulièrement heureuse d'être la preum's ;). Votre roman a fait mouche et m'a de suite charmée. J'ai aimé Thomas, cet homme très singulier à l'hypersensibilité distancée, Inger et son bouclier de glace, Vera et sa douceur, la poésie des situations, des scènes d'amour aussi. Une histoire aux vibrations multiples, débordante de candeur adulte, émouvante, parfois drôle et toujours délicate. Concernant la forme, l'expérience est évidente. Votre plume, serrée, précise, est un véritable régal. Elle permet des originalités, telle la forme singulière des dialogues qui m'a beaucoup plu. Bref, vous l'aurez compris, c'est un véritable coup de cœur que j'ai eu à vous lire. Si j'avais pu, je vous aurais volontiers rajouté quelques étoiles. Mille mercis pour ce beau partage. Amicalement. Michèle
Publié le 11 Juin 2018