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Interview
Le 15 fév 2018

Balthazar T, nominé au Prix Concours de l'Auteur Indépendant 2018

Balthazar T est prof de Sciences et nous lui avons demandé comment il en est arrivé à écrire un polar aux accents post soixante huit dont la ville de Nice est presque le personnage principal. « Biodégradable » est sélection de février au Prix Concours monBestSeller.
Balthazar T sur monBestSellerBalthazar T répond aux questions de monBestSeller
Question: 

Prof de math et de physique ne conduit pas forcément à écrire un 1° roman. Quel a été ce parcours singulier qui vous a fait aimé les sciences et les lettres ? Une histoire de famille ?

Réponse: 

Balthazar T. Eh bien, j’ai toujours lu énormément, et aussi loin que je me souvienne, l’idée d’écrire me tournait entre les oreilles. Puis j’ai découvert les sciences et les mathématiques, au lycée, et ça m’a énormément plu. Je savais bien que je ne pourrais probablement pas vivre de l’écriture, il me fallait donc un métier. Et puis honnêtement, je ne pourrais pas faire que écrire. Une ou deux heures par jour c’est pas loin d’être mon maximum…

Question: 

Certains de vos lecteurs ont déjà découvert votre roman il y a 2 ans à l’occasion d’un concours. Quel a été son parcours depuis ? il a été auto-édité ? Comment êtes-vous arrivé sur monBestSeller ?

Réponse: 

C’était le concours Amazon, les plumes francophones. Il n’a pas remporté un franc succès là bas. Probablement parce que je n’avais pas le réseau nécessaire à une promotion efficace… ou alors tout simplement qu’il n’a pas réussi à plaire ! En tout cas je me suis retrouvé sur MBS car on m’en avait parlé.

Question: 

Votre roman mêle une intrigue policière et une histoire d’amour. Ce sont des faits réels qui vous ont en partie inspirés pour mener cette double intrigue ?

Réponse: 

Quand j’ai imaginé ce roman, j’habitais en face d’une maison abandonnée, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle que je décris. J’étais alors entouré de la plus formidable bande de potes que l’on puisse imaginer. J’étais amoureux d’une fille. Je lisais Steinbeck, Zola, les récits des établis, des terroristes politiques. Rien dans cette histoire n’est tout à fait réel, mais je crois qu’il y a un petit bout de ma vie dans chaque chapitre.

J’ai une nostalgie oui, de la communauté, de l’amour, du rêve et de l’action collective.

1968 dans Biodégradable sur monbestseller
Question: 

Pour les 50 ans de mai 68, vous peignez une communauté disparate d’individus qui en sont un peu les héritiers d’aujourd’hui. Un message à faire passer ?! Une certaine nostalgie que vous voulez réveiller ?

Réponse: 

Eh bien, c’est marrant. Je viens de lire une biographie d’Emmet Grogan, le fondateur des « Diggers », à San Francisco. Il parle des gens avec qui il a monté le groupe politique, et il les appelle « ses amis, non ses frères ». J’ai une nostalgie oui, de la communauté, de l’amour, du rêve et de l’action collective.

Question: 

Un des commentaires de votre livre dit que vous l’avez écrit comme un film. Vous l’avez effectivement conçu et écrit comme ça ?

Réponse: 

C’est effectivement un commentaire qui est revenu plusieurs fois. Je ne pense pas avoir fait exprès. C’est peut-être un tic de débutant, d’avoir besoin de se raccrocher à un décor, à des mouvements.

Balthazar Tropp sur monBestSeller
Question: 

Vous aimez Nice, vous en parlez avec grande affection. C’est un personnage de votre roman ?

Réponse: 

Haha, j’aime bien cette idée. J’ai passé 20 ans à Nice, j’y ai été livreur de pizza, carnavalier, taupin, je la connais par cœur cette ville. Si c’est un personnage, alors c’est le seul que je n’ai pas inventé. Je vous assure, tout est vrai, la mer, les rivières, les collines et les rues en pente.

Question: 

C’est votre 1° livre. Mais au delà des nouvelles que vous avez écrites, combien de manuscrits inachevés avant d’aboutir à ce récit ?

Réponse: 

Disons plutôt que c’est ce récit qui a bien failli m’achever. C’était dur, mais c’était ma première tentative. Enfin non. J’avais commencé un roman à 12 ou 13 ans, mais je n’avais pas trouvé le courage de le finir.

j’ai toujours pensé que j’étais une trop forte tête pour me laisser influencer par les commentaires

Question: 

Vos premiers lecteurs ont salué votre roman. Diriez-vous que les premiers commentaires que vous avez reçus pourraient vous influencer dans l’écriture d’un prochain roman ? En d’autres mots, les lecteurs ont-ils un pouvoir sur les auteurs auto-édités ?

Réponse: 

Eh bien figurez-vous que j’ai toujours pensé que j’étais une trop forte tête pour me laisser influencer par les commentaires, mais de voir que le découpage du récit, les suspens, les chutes, ont eu du succès, ça m’a poussé à me dire qu’il fallait que j’en remette dans le prochain.

Question: 

Vous êtes inscrit depuis peu sur monBestSeller. Qu’attendiez-vous de cette démarche ? De la communauté des auteurs et des lecteurs ?

Réponse: 

J’avais envie de retours qui ne soient pas du réseautage ou des commentaires intéressés, comme ça peut être le cas dans d’autres communautés. C’est peut-être pour ça que je me fais si discret.

Question: 

Y a-t-il des livres d’autres auteurs qui vous ont marqués sur monBestSeller ? N’avez-vous pas eu envie de les commenter, de leur apporter ce que vous-même êtes-venu chercher ?

Réponse: 

J’ai commenté un livre, « Des cubes et des Hommes » que je trouve magnifique, mais probablement parce qu’il raconte l’histoire de ma propre famille, et que l’auteure ne m’est pas étrangère. Mais je me suis promis que dès que j’aurais plus de temps, je m’occuperais de lire des textes et de les commenter.

Question: 

Que vous inspire d’être élu Sélection du mois et ainsi nominé au Prix Concours de l’Auteur Indépendant 2018 ?

Réponse: 

Ca me donne de la légitimité. C’est dur de travailler sur quelque chose d’aussi fou, étrange, angoissant que la littérature. Il m’arrive rarement d’écrire sans me demander si je ne suis pas fou de le faire. Cette sélection, ça ancre mon travail dans le réel. Ce que je fais sors de ma tête, et ça fait du bien, ça donne envie de faire d’autres choses

Question: 

Enfin, vos élèves l’ont-ils lu ?

Réponse: 

Haha, non j’espère pas, ils seraient capables de s’imaginer des choses…

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