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Actualité
Le 29 Jan 2018

Littérature : on veut des accidents

Cathy Bonidan a (entre autres) le charme discret de ceux qui ont du talent sans vouloir le reconnaître. Pour elle, tout est accident : un livre déposé sur un site littéraire, un lecteur qui se manifeste, un éditeur qui la prend dans ses bras, des Prix littéraires qui la remarquent, et qui l’élisent.. Oui, Cathy Bonidan qui se cachait derrière le pseudo de "Mel Pelguric" est un accident, sans doute le meilleur qui nous soit arrivé depuis longtemps. 26 lettres pour créer le monde, avouez qu’on n’est pas loin du miracle…
Les chemins de traverseLes chemins de traverse

Au commencement, il y a l’écriture…

Une salle de classe, une odeur de craie. La première page d’un livre, un texte illustré. Une forêt, un garçon, un écureuil. La maîtresse lit tout doucement : « Poucet et son ami l’écureuil ». Puis elle nous demande de les représenter, évidemment, on ne sait pas écrire ! Sauf que la mine du crayon s’allonge déjà à l’idée de dessiner un enfant, alors un écureuil, vous pensez !

Heureusement, il y a la légende que l’on peut recopier à la plume sous le dessin raté.

 é – c – u – r – e – u – i – l 

8 lettres. Un peu juste, aurait dit Maître Capello, mais la magie opère. On a tout compris, il suffit d’attacher ces petits signes ridicules et notre imaginaire compose tout ce qu’on ne saura jamais dessiner. Un écureuil, une forêt, mais aussi des paysages par centaines et des amis par milliers pour le petit Poucet. 26 lettres pour créer le monde, avouez qu’on n’est pas loin du miracle…

La suite, personne n’y peut rien. Il serait illusoire de chercher la responsabilité des uns ou des autres dans ce qui nous a fait garder le cap et nous échapper dans cet océan de lettres, mais c’est tellement profond que ça ne nous a jamais quitté…

Et puis un jour, il y a la rencontre. La rencontre avec un lecteur.

Pour moi, elle n’était pas naturelle et elle ne se serait pas produite sans l’anonymat de monBestSeller. Tout a commencé par un clic le 24 août 2015. Les premiers commentaires qui donnent le frisson et piquent les yeux. La sensation d’être lue, non, mieux que ça, d’être entendue.

Tout aurait pu s’arrêter là, c’était déjà tellement…

Mais monBestSeller m’a prise par la main pour m’emmener encore plus loin. À la rencontre de Marie Leroy (Directrice des éditions de La Martinière Littérature) qui, ce jour de décembre 2015, avait revêtu son costume de fée comme elle le fait maintenant chaque fin d’année en partenariat avec mBS.

Et d’un coup de baguette, elle ranime un vieux rêve qu’on avait tenté d’oublier : ce privilège inespéré de partager nos histoires avec des inconnus qui vivent à l’autre bout de la France (pour le monde, désolée, c’est encore un peu tôt J ).

« Le Parfum de l’Hellébore » est sorti il y a un an.

Je ne vous dirai pas le nombre d’exemplaires vendus, je n’en ai aucune idée. Mais je peux vous dire l’émotion des courriers que j’ai reçus pendant cette année. Tous les lecteurs qui m’ont écrit m’ont touchée, je corresponds régulièrement avec certains d’entre eux.

En 2017, « le Parfum » a été nominé trois fois pour participer à des prix décernés par des lecteurs ( prix des lecteurs du magazine « Notre Temps », prix Poulet-Malassis du Salon d’Alençon, prix de la Nacre des bibliothèques des Vosges) ; à trois reprises, il a fini à la première place… J’en suis très fière car c’est le signe qu’un fil s’est tissé entre les lecteurs et mes personnages. Par contre, je ne me vanterai pas aujourd’hui d’articles parus dans des magazines littéraires : à ma connaissance, il n’y en a pas eu. « Le Parfum de l’Hellébore » circule plutôt de bouche à oreille… pardon, de nez en nez…

En 2018, mon roman participera à de nouveaux prix (Lions Club, lecteurs de Corrèze, premier roman en Layon ou prix littéraire de l’École Normale Supérieure). Quels que soient les résultats, ces nominations sont la promesse de nouvelles rencontres, la chance de lancer mes personnages dans le monde, histoire qu’ils se fassent de nouveaux amis…

Ils voyagent, et moi, je continue à écrire. Des romans s’installent sur mon ordinateur, ils sont encore un peu jeunes pour que je les lâche. Dès qu’ils seront prêts, ils feront leurs premiers pas sur monBestSeller !

Alors, pour ce rêve qui s’étire encore alors que le jour se lève, merci à vous, lecteurs et auteurs de monBestSeller, et comme on est encore en janvier, je vous souhaite à tous une très belle année 2018.

Cathy Bonidan

 

"Le Parfum de l'Hellébore", aux Editions La Martinière Littérature

 

PS : Le 31 décembre dernier, j’ai envoyé « Chambre 128 » à Marie Leroy. Ceux qui ont lu le roman sur le site comprendront le choix de la date… on a tous nos superstitions.

@PhilippeMangion
Tu as raison Philippe, la chance était avec moi du premier clic sur mBS à la rencontre avec Marie, je ne vais pas le nier. Aujourd'hui, je souhaite qu'elle s'attarde aux côtés d'auteurs que j'ai appréciés sur le site et dont tu fais partie. Tous mes vœux pour 2018,
bien amicalement, Cathy.

Publié le 31 Janvier 2018

Le talent est peut-être un accident (dans son sens fortuité), mais le succès en est sa reconnaissance.
Bonne chance (il en faut un petit soupçon aussi, ça fait pas de mal) pour Chambre 128 et bonne inspiration pour tes nouveaux projets d'écriture, @Cathy Bonidan .

Publié le 31 Janvier 2018

@monBestSeller @Michel CANAL @ELISABETH LARBRE @lamish
Merci à tous les trois pour ces commentaires !
@Michel CANAL :
Vous avez raison, le premier clic était un accident, depuis c'est une très belle aventure, peuplée d'incertitudes, de découvertes et d'espoirs, comme toutes les aventures. Bien amicalement, Cathy.
@ELISABETH LARBRE et @lamish :
J'espère mériter ces compliments de la part des deux grandes plumes que vous êtes... dans le doute, je continuerai à travailler pour en être digne un jour.
Bises à toutes les deux, Cathy.
@monBestSeller :
Merci pour l'incipit...très flatteur mais aussi charmant. En toute amitié, Cathy.

Publié le 30 Janvier 2018

@Cathy Bonidan Ce n'est pas un accident. C'est la bonne fée Marie Leroy qui t'a remarquée et s'est penchée sur ton berceau. Elle a un bon pif, cette fée-là ;), car la subtilité de ta prose est remarquable. Tant de belles choses exprimées derrière un élégant voile de pudeur, c'est assez rare. Quant à chambre 128 que j'ai lu en trépignant pendant que tu écrivais la suite, je trouve qu'il est encore un cran au-dessus. Alors je ne doute pas de son succès auprès de ton lectorat exponentiel. Heureuse que ta vie prenne des allures de joli conte. Tu le mérites tant, dirait notre ami Bossy ! Bises. Michèle

Publié le 30 Janvier 2018

@Cathy Bonidan, que dire de plus à ce qu'a écrit si justement Michel ? Ta plume n'impose rien, elle invite, c'est beaucoup plus subtil et tellement plus agréable pour le lecteur à qui tu permets d'exister sans l'ensevelir sous une prose indigeste... Écueil bien souvent rencontré et difficile à éviter. Alors oui, Cathy continue, encore et encore, pour notre plus grand plaisir. Cultive ce talent, ce don naturel qui est le tien et qui nous ravit tant !

Publié le 30 Janvier 2018

Accident ! Accident ! Peut-être @Cathy Bonidan, mais le succès au bout. Quel magnifique parcours que le vôtre, qui colle parfaitement à cette citation de Jacques Chardonne : " On écrit suivant l'inspiration. Tout vient sous la plume par accident ".
Désormais, la vie vous laisse le choix d'en faire un accident... ou une aventure. J'espère que la seconde l'emportera, Cathy, pour le plaisir de vos lecteurs.
Au plaisir de vous lire dans une nouvelle création.

Publié le 29 Janvier 2018